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Crise sanitaire : comment soutenir un élan vital pour sortir de l'angoisse ? Un entretien avec Roland Gori (04:43)

Le 11 juin 2020

La crise sanitaire lié au Covid-19 et l’épisode de confinement que nous avons vécu, nous a laissé quelques traumatismes. Alors comment faire pour sortir de l’angoisse de cette pandémie en soutenant notre appétit ?

En tant que psychomotricien, nous devons repenser notre engagement professionnel et nous devons combiner avec le traumatisme que peut avoir vécu notre patientèle.

Roland Gori, psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique, nous livre un entretien en vidéo pour répondre à cette question difficile dans le contexte du Covid-19, avec quelques pistes de réflexion.

 

Public :  Professionnels

Auteur : Roland Gori

 

La question de savoir comment on peut soutenir un élan vital pour sortir de l’angoisse liée à la situation de pandémie et au confinement qu’elle requiert, c’est une question qui est extrêmement difficile.

L'élan vital, qu'est-ce que c'est ?

C’est ce que Freud appelle la libido. C’est quoi la libido ? C’est l’appétit. C’est-à-dire comment soutenir l’appétit des gens pour qu’ils sortent de l’état d’angoisse. Je dirais moins d’ailleurs un état d’angoisse qu’un état de sidération. Car nous avons vécu quelque chose qui peut s’apparenter à un traumatisme.

Traumatisme : la surprise au moment où survient la pandémie

Qu’est-ce que le traumatisme ? Ce n’est pas l’irruption simplement d’un événement physique ou social ou écologique, qui vient nous faire mal, nous blessé. Le traumatisme c’est la surprise dans laquelle nous nous trouvons au moment où surgit cet événement. La notion de traumatisme est inséparable de la notion d’état psychique dans lequel nous accueillons, nous traitons et nous pouvons résister à des événements indésirables qu’ils soient d’ordre psychosomatiques, sociaux ou écologiques. Donc nous avons été sidérés, avec une difficulté de penser et de parler. Et en rajoutant effectivement la prescription d’une distanciation sociale, nous avons été également dans l’impossibilité de partager avec les autres les effets sur notre psychisme et sur notre existence au quotidien de l’irruption de ce traumatisme avec des effets tout à fait comparable au stress post-traumatique. Effectivement avec des insomnies, des troubles physiques, de l’angoisse et bien d’autres symptômes de type anxieux, névrotiques.

Soutenir la possibilité de sortir de cet état de sidération

Soutenir l’appétit, c’est soutenir la possibilité de sortir de l’état de sidération pour pouvoir parler avec l’autre, pouvoir partager et pouvoir lui raconter la manière dont j’ai vécu les choses et la manière dont il les a lui-même vécu. Essayer de comprendre un peu ce qui nous est arrivé, jusqu’à manifester à la fois de la dépression, du désespoir ou de la colère.

Donc soutenir l’élan vital, cela veut dire soutenir l’appétit, soutenir le désir de liberté. La liberté c’est d’avoir la possibilité d’agir, or nous avons été dans l’impossibilité d’agir pendant le confinement. Il faut que nous puissions retrouver cette possibilité d’agir. Que nous puissions à la fois nous mouvoir, nous parler, nous sentir même si on ne se touche pas, nous regarder et nous écouter. Je crois que c’est essentiel et qu’il faut considérer que soutenir l’élan vital c’est tout simplement redonner les conditions d’éprouver de l’appétit pour le monde, pour soi-même, pour la vie et pour la démocratie.

 



"Être « psy » au temps du confinement familial" Article de Daniel Coum, psychologue, psychanalyste

Le 05 juin 2020

Être « psy » au temps du confinement familial - Daniel Coum

Nous faisons aujourd’hui, à grand frais, l’expérience de nos fragilités. Le monde dans lequel nous vivons, pour l’avoir conçu et y avoir placé nos enfants, bute sur un virus, révélateur de notre vulnérabilité de structure.

http://www.appeldesappels.org/tam-tam/etre-psy-au-temps-du-confinement-familial-daniel-coum-2019.htm

 



Le toucher en temps de Covid-19

Le 01 juin 2020

Le toucher en temps de Covid-19



Le port du masque dans la relation à l’enfant, Article du COPES

Le 19 mai 2020

 

Le masque est déjà devenu presque familier et habituel dans l’entourage de l’enfant. C’est une réalité nouvelle dans les lieux d’accueil et de soin des enfants. Quel est l’impact du port du masque dans le relationnel et la communication non verbale avec l’enfant ? Comment pouvons-nous renouer la relation et soutenir nos pratiques langagières malgré le masque ? Le site Yapaka propose des pistes de réflexions autour de cette nouvelle réalité à laquelle nous devons faire face dans la prise en charge des enfants, mais aussi dans l’ajustement relationnel à l’autre. Des contenus vidéos riches et pertinents y sont proposés : vous pourrez les retrouver à la fin de l’article.

http://scope.copes.fr/le-port-du-masque-dans-la-relation-a-lenfant/

 

 



La petite enfance dans le monde d’après...

Le 19 mai 2020

Une vigilance et des responsabilités collectives ! Par Monique Busquet

Elle a été l’une des premières à s’inquiéter publiquement dans une chronique datée du 21 avril d’un éventuel retour à l’obsession de l’hygiène et de la sécurité sanitaire dans les lieux d’accueil. Aujourd’hui Monique Busquet, psychomotricienne, formatrice petite enfance, chroniqueuse sur notre site, prend à nouveau la plume pour exprimer ses craintes, ses convictions. Son espoir : que cette tribune fasse écho auprès d’un grand nombre de professionnels de la petite enfance, experts connus et reconnus ou pros de terrain anonymes afin d’avoir plus de poids auprès des pouvoirs publics.

Lien à suivre pour accéder à l'article :

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/eveil-activites/jouer-pour-grandir

 



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