Actualités

 4 ...  

Formation continue psychomotriciens : Nos nouveautés DPC 2021

Le 17 décembre 2020

Bonjour à tous,

Pour l’année qui arrive, nous avons mis en place de nouvelles formations DPC pour les psychomotriciens et le personnel soignant et éducatif afin de mieux répondre à leurs besoins professionnels de développement de compétences.

Certaines de nos formations continues ont été repensées et mises à jour pour 2021. On vous laisse les découvrir...

1. Les jeux d'eau dans les troubles de l'intégration psychomotricepsychomotricité le bilan et ensuite ?

L’une de nos grandes nouveautés pour 2021, c’est notre formation : « Les jeux d’eau dans les troubles de l’intégration psychomotrice ».

Cette formation est animée par Anne-Marie LATOUR, Psychomotricienne D.E., formatrice, Chargée d’enseignement à l’I. F. P. de Bordeaux II, Diplôme Supérieur en Travail Social, Service de pédopsychiatrie, Libourne (33).

L'eau est un médiateur généralement attrayant pour les enfants. Cette médiation est particulièrement appropriée dans le soin apporté à ceux qui souffrent de troubles de l'intégration psychocorporelle, qu'il s'agisse de carences, déficits, particularités sensorielles, troubles instrumentaux, T.E.D., T.S.A., ou troubles "dys".

Les objectifs pédagogiques de la formation Les jeux d'eau dans les troubles de l'intégration psychomotrice ?

  • Mettre en place et maintenir un travail thérapeutique avec l'eau et les objets.
  • Apprendre à "lire" les comportements et conduites des enfants, ainsi qu'à structurer leurs activités.
  • Permettre de mieux s'ajuster à leurs besoins et fonctionnement psychomoteur. Les concepts théoriques abordés sont issus de la psychomotricité, de la psychologie du développement, des théories psychanalytiques du développement psychoaffectif et de la symbolisation.

 

Durant la formation concernant les jeux d’eau dans les troubles de l’intégration psychomotrice, les méthodes et outils pédagogiques proposés seront :

  • Une validation des attentes des stagiaires
  • Un partage d'expérience en groupe
  • Des apports théoriques et mises en lien théorico-cliniques.
  • Des apports théorico-cliniques illustrés de nombreuses vignettes amenées par la formatrice ou les participants, par le biais d’échanges interactifs dans le groupe
  • Un travail d'élaboration du matériel clinique apporté par les participants, d'observations écrites ou de vidéo (4ème jour), nécessaires à l'élaboration de leur pratique professionnell
  • Une évaluation des acquis tout au long de la formation.
  • Avec la remise de documents sous forme digitale.

Public : Tout professionnel amené à mettre en oeuvre un atelier à médiation "Eau".

 

2. Elaboration clinique - Région Ouest - La rencontre en psychomotricité

Si la clinique psychomotrice engage un accueil singulier du symptôme, comment nommer, dire la rencontre, depuis la naissance d’une surface d’échange, réceptacle d’une demande, jusqu’à l’ouverture et au déploiement progressif d’un espace transitionnel ?

Quelle élaboration d’un cadre dit thérapeutique, dans une mise en tension de dispositions matérielles et psychiques, ouvrant vers une possible contenance et transformation des formes primaires de symbolisation, représentations sensibles du corps et de l’espace ?

Ce stage est animé par Claire JOUANOLLE, Psychomotricienne D.E. Scénodramatiste. CMPP-CAMPS des Grisons, Rennes (35) et Cécile RESCAN, Psychomotricienne D.E. Scénodramatiste. CMPEA de Châteaubriant (44). Exercice libéral, Rennes (35).

 

Les objectifs professionnels de la formation « L’élaboration clinique, la rencontre en psychomotricité »

  • Mieux repérer les spécificités d’une première rencontre en psychomotricité, dans une oscillation entre relation duelle, enveloppes familiales et institutionnelles ; penser la temporalité des échanges, support de l’expression d’une demande, ainsi que la spécificité du temps d’anamnèse dans le repérage de l’origine du symptôme.
  • Envisager le cadre thérapeutique dans sa dimension transitionnelle - l’entre-deux corps, la place de l’objet, l’espace et la fonction du jeu- ainsi que dans sa fonction de contenance et de transformation des processus psychiques.
  • Affiner sa posture de psychomotricien face à l’accueil du symptôme et l’émergence d’un processus thérapeutique, dans une recherche permanente de liens, entre récits cliniques, sémiologie psychomotrice et références théoriques éclairantes, face aux vécus de hors-sens et aux processus de déliaison.

 

Le contenu de la formation sur l’élaboration clinique, la rencontre en psychomotricité est le suivant :

  • Approfondissements théoriques en lien avec la clinique psychomotrice : le corps et de ses représentations (le Moi corporel, le schéma corporel et l’image du corps), la naissance et la place de l’objet en thérapie psychomotrice (médiations et médium malléable), les angoisses archaïques, leur contenance et transformation (formes primaires de symbolisation, passage de l’agi au représenté).
  • Travail théorico-clinique autour des enjeux de la rencontre, de l’élaboration du projet thérapeutique, de l’analyse des effets des médiations choisies.

Public : Psychomotriciens D.E. ayant une expérience professionnelle

*Pour cette formation, si vous n'obtenez pas de prise en charge par un organisme de financement ou par votre employeur, une réduction sur le tarif est possible et nous proposons un paiment en plusieurs fois. N'éhasitez pas à nous contacter pour trouver des solutions afin de vous faciliter la participation à ce stage.

 

3. L'enfant troublé et son corps

Les troubles dans l’intégration psychomotrice affectent de façon spécifique le développement de l’enfant. Ils sont présents dans de nombreux tableaux cliniques, tantôt de façon manifeste, parfois plus discrets : troubles instrumentaux, troubles des coordinations et troubles « dys », instabilité psychomotrice et TDAH, troubles graves de la relation et TSA, troubles de l’image du corps et pathologies mentales... En raison de leur précocité, ils altèrent le développement dans sa globalité (tonique et postural, instrumental, cognitif, affectivo-relationnel). Pour la même raison, sans traitement, ils sont durables et susceptibles d’affecter la psychomotricité de l’adolescent et de l’adulte.

La formation DPC psychomotricité L'enfant troublé et son corps est animée par Anne-Marie LATOUR, Psychomotricienne D.E., formatrice, Chargée d’enseignement à l’I. F. P. de Bordeaux II, Diplôme Supérieur en Travail Social, Service de pédopsychiatrie, Libourne (33).

 

Les objectifs professionnels de la formation « L’enfant troublé et son corps » :

  • Connaître la logique développementale spécifique d’un enfant (adolescent, adulte) troublé dans son corps.
  • Repérer les fonctionnements et les besoins singuliers du patient.
  • Développer la capacité à proposer des interventions psychomotrices structurées – structurantes
  • Elaborer un cadre de travail favorisant l’accueil et la mobilisation des troubles précoces de l’intégration psychomotrice.
  • Communiquer et raconter au patient, sa famille, les professionnels ce qui est utile et nécessaire.

 

Le contenu de la formation « L’enfant troublé et son corps » :

  • Logique fonctionnelle ou logique psychomotrice,
  • Subjectivation du corps comme condition du développement et de la croissance psychique, le développement normal comme point de repère (intégration sensorielle, tonique, motrice, affectivo-relationnelle) ; processus d’attachement/rassemblements corporels, processus d’individuation-locomotion, processus de sphinctérisation/corporopsychique/socialité.
  • Impasses dans les troubles de l’intégration psychomotrice : sensorialité et tonico-moteur en tout ou rien, la restriction de la vie de relation, des capacités d’exploration et découverte, de l’imaginaire.
  • Structuration d’un cadre thérapeutique et de propositions psychomotrices pertinentes et ajustées, nécessité de soutenir l’activité créative du patient, utilisation de médiations adéquates.
  • L’approche groupale : la dialectique du semblable et du singulier, fabriquer « du Un dans le groupe ».
  • Raconter et rendre compte : proposer des commentaires et une narration au patient, rendre compte oralement et par écrit.

 

Les formations continues en lien direct avec l'actualité clinique

Toutes nos formations sont reconduites pour 2021, certaines mises à jour, d’autres repensées, toujours pour mieux répondre à vos attentes professionnelles et aux besoins des patients.

Découvrez celles qui sont le plus demandées :

 

1. Formation Psychomotricité : Un bilan et après ?psychomotricité le bilan et ensuite ?

La grande nouveauté pour ces années "charnières" dans votre pratique, c’est notre Formation continue « Psychomotricité : un bilan, et après ? ». Une formation qui a pour visées de pouvoir et savoir utiliser les informations révélées par le bilan psychomoteur, dans la compréhension des besoins du patient et dans le soutien d’une approche thérapeutique dédiée. Cette formation remplace « Psychomotricité et cliniques actuelles ».

Cette formation à « 4 voix » sera animée par

  • Géraldine FOREST, Psychomotricienne D.E., Service d’oncologie médicale, soins palliatifs, consultation douleur, C.H. Lyon Sud et CH Lyon Est, Intervenante en IFSI (69)
  • Anne-Marie LATOUR, Psychomotricienne D.E., formatrice, Chargée d’enseignement à l’I. F. P. de Bordeaux II, Diplôme Supérieur en Travail Social, Service de pédopsychiatrie, Libourne (33).
  • Monique PERRIER-GENAS, Psychomotricienne en CAMSP (38) avec détachement maternité et néonatologie, D.I.U. de Psycho-périnatalité, D.I.U. Initiation aux soins de développement, chargée d’enseignement à l’ISTR Université Claude Bernard Lyon 1
  • Et Marc RODRIGUEZ, Psychomotricien D.E., psychologue clinicien, Docteur en psychologie clinique, et psychopathologie, psychanalyste, Paris V, CMPP Dax (64).

A partir de la connaissance du bilan psychomoteur et de sa pratique par les stagiaires, la formation « Psychomotricité, le bilan et après ? » propose d’interroger à qui et à quoi sert un bilan, ainsi que de mettre en relief son utilisation, au-delà d’une cotation, par les professionnels, les patients et leur famille, quel que soit le champ clinique concerné (clinique du bébé, l’enfant, l’adolescent ou l’adulte).

 

 Le stagiaire, à l’issue de la formation, acquiert les compétences suivantes :

  • Les principes organisateurs de la psychomotricité aux différents âges de la vie.
  • Les logiques psychomotrices repérables dans les cliniques spécifiques et actuelles.
  • L’observation psychomotrice : pivot de toute la pratique.
  • Les effets du bilan psychomoteur : une première mise au travail, une attention particulière, des ajustements à trouver.
  • L’organisation d’un écrit individualisé et d’une restitution dynamique et utilisable.

Public : Psychomotriciens D.E.

 

2. La violence et l’agressivité dans la clinique

Si toute relation est susceptible d’activer le rapport à la violence et à l’agressivité, nous tenterons d’éclairer comment l’une et l’autre peuvent s’exprimer, s’accueillir, se transformer. Violence et agressivité engagent dans l’interaction des corps, celui du patient comme celui du thérapeute, là où l’excitation est au risque de déborder.

Cette formation propose aux cliniciens d’envisager comment repérer les manifestations violentes et agressives, les accueillir dans la clinique ou dans le fonctionnement institutionnel. Envisageant que de nombreux actes dépassent les capacités de symbolisation secondaire, nous chercherons comment adapter cadre et technique cliniques tels qu’ils peuvent engager le corporel, y compris le corps du thérapeute.

Les formateurs qui animeront la formation La violence et l'agressitié dans la clinique sont :

  • Laurent BRANCHARD, Psychomotricien, psychologue, Docteur en Psychologie Clinique, Enseignant Chercheur associé à l'Université Toulouse 2 et Oloron Sainte-Marie (64)
  • Et Marc RODRIGUEZ, Psychomotricien D.E., psychologue clinicien, Docteur en psychologie clinique, et psychopathologie, psychanalyste, Paris V, CMPP Dax (64).

 

Les compétences visées pour cette formation d’actualité, sont les suivantes :

  • Repérer les rapprochements/distinctions entre processus violents et processus agressifs.
  • Appréhender les enjeux corporels de l’agressivité tout au long de la vie.
  • Discerner les enjeux de l’agressivité selon les diverses hypothèses psychopathologiques et situations singulières.
  • Affiner le repérage des actes violents ou agressifs dans l’institution comme dans la clinique, et envisager les réponses à proposer.
  • Renforcer sa créativité de cliniciens pour adapter cadre et technique cliniques : le cadre « médium malléable ».

 

Le contenu de la formation sera composé :

  • D’apports théoriques : différencier violence et agressivité.
    - Composants neurobiologiques (stress-angoisse-agressivité), comportementaux, psychodynamiques de l’agressivité. Distinction entre violence et agressivité
    - Violence et agressivité au regard de la psychopathologie, l’agressivité dans le transfert et le contre-transfert.
  • D’un travail théorico-clinique avec :
    - Des discussions/réflexions et élaboration théorico-clinique à partir de situations cliniques.
    - Des propositions d’aménagements thérapeutiques
  • Et de mise en jeu corporelle et d’un travail d’élaboration autour de ces questions :
    - Corps et agressivité, passage à l’acte et mise en acte,
    - Symbolisation primaire et symbolisation secondaire.

Les références théoriques : J. Bergeret, S. Freud, D.-W. Winnicott, B. Golse, B. Chouvier, R. Roussillon, Sirota…

Public : Psychomotriciens et tout personnel soignant

 

3. Formation à la pratique psychomotrice en gériatrie

formation psychomotricité et vieillissementA l’heure où les traitements anti-Alzheimer sont déremboursés, faute d’avoir pu prouver leur efficacité, les thérapies non médicamenteuses sont plébiscitées pour accompagner ces malades. Cela soulève et ravive, même, les questionnements autour de ce phénomène sociétal qu’est le vieillissement de la population, comment le penser ? comment l’accompagner ? Dans l’équipe pluridisciplinaire, le psychomotricien apporte un éclairage spécifique sur l’intégration des liens entre histoire de vie, histoire corporelle, mécanismes d’adaptation et image du corps et notamment sur leur évolution dans cette dernière phase de la vie. Au cours de cette formation, nous réfléchirons ensemble à la complexité du vieillissement, à la place du psychomotricien auprès des personnes présentant des pathologies neurologiques, psychologiques ou maladies de civilisation et à son rôle auprès des aidants professionnels et familiaux.

 

Cette formation Pratique psychomotrice en gériatrie, animée par animée par Julie ROUX, Psychomotricienne D.E, Master Santé Paris VI spécialité Didactique Professionnelle, D.U Psychomotricité du Vieillissement (ISRP), Cabinet libéral (91), Enseignante (IFP Paris)a pour objectifs professionnels :

  • De définir le rôle et situer les actions du psychomotricien en gériatrie.
  • Acquérir une démarche thérapeutique en géronto-psychomotricité.
  • Adapter et renforcer ses savoir-faire et techniques psychomotrices à la population vieillissante.
  • Accompagner les aidants professionnels et familiaux.

L’apport des données spécifique et actualisées permettront une analyse des pratiques professionnelles.

Les contenus abordés seront les suivants :

  • Le vieillissement normal et vieillissement pathologique : vers un continuum.
  • Les réaménagements de la vie : entre adaptation, innovation et création.
    Les contextes d’intervention : Maladies neurodégénératives et fonctions psychomotrices, le syndrome de désadaptation psychomotrice, les troubles anxio-dépressifs, la neurogériatrie (AVC, …), les symptômes psycho-comportementaux dans les démences (SPCD).
  • L’évaluation géronto-psychomotrice : démarche clinique d’observation, entretiens, échelles et grilles, analyse, élaboration du projet thérapeutique et rédaction du compte rendu.
  • La place de la psychomotricité dans les différentes institutions et participation aux projets de soin, de vie, d’accompagnement personnalisé…
  • Les techniques de soin et d’accompagnement : Techniques de communication et méthodes de relation inspirées de l’Humanitude, de la Validation…, Mobilisation psychocorporelle (prévention des chutes, gymnastique douce, mouvement lent, …), Stimulation sensorielle …, Les différents types de relaxation adaptées, ainsi que le soutien à l’investissement affectif des activités la vie quotidienne (toilette, repas…).
  • L’accompagnement des aidants professionnels et familiaux.

Public : Psychomotriciens D.E.

 

4. Formation Parentalité et Psychomotricité : le corps d'un bébé seul, ça n'existe pas !

Comme le titre de la formation l’indique, le corps du bébé ou du jeune enfant n’est pas une entité autonome, car qu’il s’inscrit dans du lien, des interactions constantes avec son environnement. Travailler avec le corps de l’enfant, en tant que psychomotricien(ne), revient à emprunter le chemin de l’histoire de la relation enfant-parents dans ce qu’elle contient d’inconscient, transgénérationnel et de culturel. 

La Formation continue Parentalité et Psychomotricité, le corps seul d’un bébé, ça n’existe pas !, animée par Anissa Chouikhi, Psychologue clinicienne, C.M.P.P. et Crèche Multi-Accueil en région parisienne, explorera :

  • Le passage de la notion de famille à celle de parents
  • Bébé imaginaire vs bébé réel
  • La place des parents dans la prise en charge de l’enfant
  • Alliance et partenariat entre le psychomotricien et les parents
  • Les différents cadres de thérapies psychomotrices enfants-parents
  • Parentalité et transculturel

 

Les thématiques travaillées pendant le stage aborderont plus précisément les références théoriques suivantes :

  • L’environnement selon D W. Winnicott
  • Les axes de la parentalité selon D. Houzel
  • Les parents : Figure d’attachement selon J. Bowlby

 

Les objectifs pédagogiques de la formation :

Les participants sont amenés à revisiter leurs pratiques cliniques afin d’accompagner au mieux l’enfant et d’assoir une alliance thérapeutique avec le parent. Le stagiaire, à l’issue de la formation, acquiert les compétences suivantes :

  • Connaître les processus de parentalisation
  • Accompagner la relation enfant-parents
  • Ajuster son cadre thérapeutique avec les parents
  • Favoriser une alliance thérapeutique avec les parents
  • Inclure le parent dans la prise en charge de son enfant

Public : Psychomotriciens D.E

 

5. Formation La Psychomotricité au service du bébé prématuré et ses parents

formation psychomotricité bébé prématuréCette formation est animée par Laura LEROUX, Psychomotricienne D.E., PMI (93), Cabinet libéral Rennes (35) et Aurélie MERCIER, Psychomotricienne D.E. MIP-R, Spécialisation périnatalité et petite enfance, Service de néonatalogie (91) et cabinet libéral (91).

Les objectifs professionnels visés pour cette formation "La psychomotricité au service du bébé prématuré" sont les suivants : 

  • Comprendre le contexte de la naissance prématurée et ses enjeux sur l'établissement du lien d'attachemet enfant-parent.
  • Connaître les conséquences développementales liées à la naissance prématurée : petite et grande prématurité.
  • Comprendre, identifier et accompagner les enjeux dans le cas d’une naissance en catastrophe et d’une naissance préparée.
  • Etablir des liens entre les aspects neuromoteurs, affectifs et psychiques de ces bébés.
  • Améliorer le repérage des troubles pour adapter la prise en charge psychomotrice du bébé prématuré.
  • Développer le soutien et l’accompagnement à la parentalité en consultation.
  • Transmettre des connaissances précises sur le développement psychomoteur des enfants prématurés aux parents et aux autres professionnels les accompagnant (professionnels de crèche, médecins généralistes, paramédicaux, …)

 

Le contenu proposé abordera :

  • La prématurité : Définitions, Historique, Epidémiologie et statistiques, le service de néonatalogie.
    - La naissance prématurée : Les bouleversements engendrés pour les parents et pour l’enfant, les principales étapes du développement neurosensoriel et psychique, le processus du lien d’attachement, les interactions précoces.
  • Les outils mis en place pour soutenir le lien d’attachement et le développement neuro-psychomoteur des bébés prématurés : l’écologie des unités de réanimation néonatale, les soins de développement et le NIDCAP, le psychomotricien en service de néonatalogie.
  • Après la sortie : le devenir développemental des « anciens » prématurés, de la prévention à la thérapie psychomotrice de l’enfant.

Avec pour références théoriques : J. de Ajuriaguerra, H. Als, D. Anzieu, J. Bowlby, A. Bullinger, T. Brazelton, C. Druon, B. Golse, A. Grenier, G. Haag, M. Le Métayer, M.J. Martel, A. Tison, N. Thomas, L. Vaivre Douret, H. Wallon, D. Winnicott…

Public : Psychomotriciens D.E.

 

Nous contacterN’hésitez pas à nous contacter pour toute demande de renseignements concernant les formations extra et intra-muros. Vous pouvez nous joindre :



"S'ennuyer pour se construire", Entretien avec D.R. Dufour, philosophe, professeur en sciences de l'éducation

Le 01 décembre 2020

L'ennui est vital pour l'humain. Ces moments de vide, de rien, nous permettent d'élaborer des réponses hors de l'immédiat, qui soient à construire et différées. Pour se mettre en projet, construire un monde, savoir ce que l'on veut, un temps de manque, d'errance, de vide est nécessaire.

Si tout notre espace-temps est comblé, bouché par du faire, des objets, aucune place n'est laissée à la construction, à la projection et nous risquons d'être emportés dans une dépendance à ces objets... 

Un entretien vidéo en lien avec plusieurs de nos formations DPC psychomotricité.

Parentalité et psychomotricité : Le corps seul d'un bébé, ça n'existe pas !

Enfant(s) et parent(s) en Thérapie psychomotrice

Cette vidéo a été réalisée lors d’un entretien entre le philosophe Dany-Robert Dufour et Diane Huppert en mai 2018.

Comme nous l’explique le philosophe Dany-Robert Dufour, « je crois que s’ennuyer est un temps décisif dans l’éducation, la formation, l’assomption subjective. Parce que si tout notre espace temps est comblé par de multiples objets et que ces objets ne sont pas adéquats ; nous sommes donc lancés dans une recherche effrénée, qui va nous conduire dans une forme d’addiction à ces objets ».  

Donc, installer des lieux de vide où l’on s’ennuie, devient la condition nécessaire pour que je puisse élaborer quelque chose non pas d’une réponse immédiate mais d’une réponse à construire, différée. 

Ce sera le projet que je ferais sur ma vie, mon monde, et donc sur celui que je pourrais avoir. Ce sera donc le projet que je désirerais avoir et qui me mettra à contribution, parce que je ne ferais pas que consommer mais aussi me former. Je serais donc dans l’obligation de construire des stratégies pour construire mes objets. 

Cela passe par un temps de manque, d’errance, de troubles, où je n’ai rien. Je crois qu’il faut faire confiance au pouvoir assembleur de l’esprit comme disait Kant. En effet, pour que dans ces temps-là, l’esprit au bout d’un certain temps nous présente un temps d’imagination qui permet cette projection.

C’est autre chose que je veux et que je dois construire, l’ennui est donc décisif. Il faut des plages d’ennui pour que l’univers saturé de la marchandise soit un peu dégagé et que du champ libre soit laissé aux individus pour se projeter. 



8 mois de vie masqués, et après ? Article de Monique Busquet, psychomotricienne

Le 24 novembre 2020

8 mois de vie masqués et après ? Par Monique Busquet

Psychomotricienne D.E., Formatrice à S'Pass Formation

Il y a déjà 8 mois que le masque est devenu omniprésent dans nos vies : sur nos visages et devant nos bouches, dans nos têtes et préoccupations, dans nos gestes et nos habitudes, dans nos conversations et nos écrits. J’ai hésité à écrire encore une fois sur ce sujet. Nous sommes nombreux à avoir déjà partagé et exprimé nos inquiétudes quant au développement des enfants. Mais à l’heure où l’utilisation du masque est toujours plus généralisée et renforcée, et cela à un âge encore plus jeune, il me paraît essentiel de rester vigilant. Ce port du masque, présenté et espéré comme un outil de résistance à la transmission du « virus », est donc entré aujourd’hui dans les habitudes. Il est en train de devenir « la norme », «le  normal ».

Nous oublions parfois que nous le portons, voire nous avons l’impression qu’il nous manque quelque chose quand nous ne l’avons pas. Il commence à faire partir de « nos habitudes corporelles et sensorielles ». Il peut nous arriver de nous sentir « nus » sans lui, comme lorsque nous sortons sans bijoux, sans maquillage, sans sac ou sans téléphone.  Il devient comme une partie de soi et des autres, intégré dans un nouveau schéma corporel, une nouvelle représentation de nos corps.
Alors si porter un masque commence à sembler presque normal pour nous adultes, qu’en est-il pour les enfants ?  Huit mois de la vie des enfants, c’est considérable ! Toute leur vie pour certains !

Les risques ont déjà été exprimés par nombre des médecins, chercheurs et autres professionnels : difficultés de perception des émotions, modes de relation et communication réduits, difficultés à entrer dans le langage… La question reste entière :  comment ces enfants vont-ils grandir ? Que vont-ils développer comme connaissance d’eux-mêmes, comme relations aux autres ?
Nous savons que « tout fait trace », tout s’imprime en profondeur dans nos cerveaux, psychismes et inconscients. Nous adultes, saurons enlever nos masques, quand ce sera possible.  Nous saurons sans doute retrouver le chemin d’une vitalité spontanée, des modes de relation, de contact et de toucher que nous avons auparavant suffisamment connus.

Mais les plus jeunes : quels effets dans 2 ans, 10 ans, 20 ans de ce qui s’imprime actuellement en eux, dans leurs cellules. Vont-ils par exemple, dessiner des visages sans bouche ?
Alors comment faire ?  Que pouvons-nous faire aujourd’hui pour qu’ils ne trouvent jamais normal de vivre masqués et d’avoir peur de l’autre, peur pour l’autre ? Certes les jeunes enfants voient chez eux leurs parents non masqués (enfin j’espère). Mais en dehors de chez eux, que leur montrer ?
J’en suis parfois à me demander s’il ne serait pas utile d’alterner différents modalités, « masqués en proximité », « sans masque derrière une vitre », voire « par écran interposé », pour raconter des histoires, lire des livres, parler, chanter.  Une idée farfelue. Et pourtant : qu’en pensez-vous ?
Comment pouvons-nous créer des occasions pour que les enfants nous voient suffisamment souvent non masqués ?

De plus en plus de professionnels me racontent des réactions des enfants devant les masques : peurs, pleurs, gestes pour les enlever. Tant mieux que ces enfants réagissent ! J’ai aussi vu des enfants étonnés de me voir avec un masque transparent : serait-ce par ce que j’étais alors la seule dont ils voyaient la bouche ?
Je fais également l’expérience tous les jours d’être en relation avec des stagiaires en formation, sans pouvoir voir leurs mimiques, leurs expressions. Et même au bout de quelques jours, j’ai l’impression de ne pas les connaître.  Je ne les reconnais pas si je les croise sans leur masque.
Le masque a des effets réels sur la relation. J’espère que nous saurons faire en sorte qu’il ne devienne pas une normalité.
 


Le tact et la fonction soignante, Entretien avec le Dr Oury... ou la question de la complexité...

Le 19 novembre 2020

Entretien avec le Dr Oury réalisé par Nazim Djemaï

 



Pourquoi laisser l'enfant jouer à la guerre ? Entretien avec Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste

Le 18 novembre 2020

Jouer traduit le monde intérieur de l'enfant ; une manière pour lui, à la fois de s'approprier le monde et de se dégager d'expériences éventuellement désagréables qu’il a vécues ou entendues.
Ainsi jouer à tuer l’autre est une occasion pour l’enfant de déjouer son agressivité : une mise en scène ludique pour se civiliser.

Un entretien vidéo en lien avec plusieurs de nos formations DPC psychomotricité.

 

Parentalité et psychomotricité : Le corps seul d'un bébé, ça n'existe pas !

Enfant(s) et parent(s) en Thérapie psychomotrice

 

Cette vidéo a été réalisée lors d’un entretien entre la psychologue et psychanalyste Sophie Marinopoulos et Vincent Magos en août 2012.

 
 

« L’enfant qui joue à la guerre, c'est son interpretation du monde des adultes. En réalité, l’enfant aime jouer à ce qu’il éprouve ». 

Comme nous l’explique la psychologue et psychanalyste, Sophie Marinopoulos lors de cet entretien ; lorsque l’enfant commence à éprouver de l’agressivité, qu’il en est conscient et qu’il a envie de se séparer d’un certain nombre d’expériences qui le dérangent dans sa vie d’enfant.
Il va en effet jouer à se battre, à combattre et on va voir de l’extérieur qu’il joue à la guerre. 

Quand l’enfant comprend que tuer permet de priver l’autre de la vie et donc de le priver de son existence et de tous les désagréments qu’il entraine dans les relations humaines, l’enfant va jouer à ça. 

Ce n’est pas une guerre comme nous l’entendons nous les adultes, il s’agit d’une guerre qui va prendre du sens dans sa croissance et son histoire personnelle. Donc oui, l’enfant va avoir besoin à un moment donné de sa vie de jouer à la guerre, jouer à des activités avec de l’agressivité où il y a la volonté d’annuler l’autre.

 
 
 


 4 ...