Pourquoi laisser l'enfant jouer à la guerre ? Entretien avec Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste

Jouer traduit le monde intérieur de l'enfant ; une manière pour lui, à la fois de s'approprier le monde et de se dégager d'expériences éventuellement désagréables qu’il a vécues ou entendues.
Ainsi jouer à tuer l’autre est une occasion pour l’enfant de déjouer son agressivité : une mise en scène ludique pour se civiliser.

Un entretien vidéo en lien avec plusieurs de nos formations DPC psychomotricité.

 

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Cette vidéo a été réalisée lors d’un entretien entre la psychologue et psychanalyste Sophie Marinopoulos et Vincent Magos en août 2012.

 
 

« L’enfant qui joue à la guerre, c'est son interpretation du monde des adultes. En réalité, l’enfant aime jouer à ce qu’il éprouve ». 

Comme nous l’explique la psychologue et psychanalyste, Sophie Marinopoulos lors de cet entretien ; lorsque l’enfant commence à éprouver de l’agressivité, qu’il en est conscient et qu’il a envie de se séparer d’un certain nombre d’expériences qui le dérangent dans sa vie d’enfant.
Il va en effet jouer à se battre, à combattre et on va voir de l’extérieur qu’il joue à la guerre. 

Quand l’enfant comprend que tuer permet de priver l’autre de la vie et donc de le priver de son existence et de tous les désagréments qu’il entraine dans les relations humaines, l’enfant va jouer à ça. 

Ce n’est pas une guerre comme nous l’entendons nous les adultes, il s’agit d’une guerre qui va prendre du sens dans sa croissance et son histoire personnelle. Donc oui, l’enfant va avoir besoin à un moment donné de sa vie de jouer à la guerre, jouer à des activités avec de l’agressivité où il y a la volonté d’annuler l’autre.

 
 
 

 

Le 18 novembre 2020

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