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Formation "Parentalité et psychomotricité : le corps seul d'un bébé, ça n'existe pas !"

Le 23 août 2021

OBJECTIFS PROFESSIONNELS

Les participants seront amenés à revisiter leurs pratiques cliniques à la lumière des théories de la relation enfants-parents afin d’accompagner au mieux l’enfant et d’assoir une alliance thérapeutique avec le parent.

Compétences visées :

  • Connaître les processus de parentalisation
  • Accompagner la relation enfants-parents
  • Ajuster son cadre thérapeutique en fonction de la problématique de l’enfant et ses parents
  • Favoriser une alliance thérapeutique avec les parents
  • Inclure le parent dans la prise en charge de son enfant
  • Analyser le transfert et le contre-transfert dans la relation thérapeutique
  • Soutenir le parent comme acteur thérapeutique de son enfant
Cette légère modification de la célèbre phrase que nous devons à D. W. Winnicott sous-tend que le corps du bébé/jeune enfant n’est pas une entité autonome mais s’inscrit dans du lien, des interactions avec son environnement.
Par conséquent, en tant que psychomotricien(ne), travailler avec le corps d’un enfant revient à emprunter le chemin de l’histoire de la relation enfant-parents dans ce qu’elle contient d’'inconscient, transgénérationnel et de culturel.
Comment la psychomotricité pense la parentalité ? Comment le clinicien travaille avec tous ces mécanismes, enjeux et dynamiques en mouvement dans la parentalité ?
Quelles applications pratiques et institutionnelles entraîne la prise en compte du parent dans la prise en charge de l’enfant ?
 
 
 

Dates 2021 :

  • 1ère session : du mercredi 22 au vendredi 24 septembre 2021
  • 2ème session : du jeudi 2 au vendredi 3 décembre 2021

N'hésitez pas à vous y inscrire !

 

https://www.s-passformation.fr/nos-formations-extra-muros/parentalite-et-psychomotricite-le-corps-seul-d-un-bebe-ca-n-existe-pas

 



Congés d'été 21

Le 31 juillet 2021

 

Toute notre équipe prend ses quartiers d'été du 1er au 17 août.

Nous lirons vos messages à notre retour et reviendrons alors vers vous.

Très bonnes vacances à vous tous et à bientôt !

Kenavo, ar wech'all !

 



Suggestion de lecture : "L'enfant non conforme ? A l'épreuve des normes et des classifications"

Le 07 juin 2021

Claire METZ, Marie-Frédérique BACQUÉ

L'enfant non conforme ? A l'épreuve des normes et des classifications

 

Avec la participation de Adrien CASCARINO, Bernard GOLSE, Marion HAZA, Mélanie JACQUOT Voir plus [+]

Comment envisager les difficultés de l’enfant (scolaires, comportementales, physiologiques, génétiques, etc.) sans vouloir tout expliquer par un diagnostic qui le stigmatise et l’enferme ? Comment faciliter son évolution ? Les auteurs questionnent la normativité sociétale actuelle qui pèse sur l’enfant et les souffrances psychiques qu’elle génère.

 

Comment envisager les difficultés de l’enfant (scolaires, comportementales, physiologiques, génétiques, etc.) sans vouloir tout expliquer par un diagnostic qui le stigmatise et l’enferme ? Quelles que soient l’étiologie du trouble et sa manifestation, comment ces enfants et adolescents qui apparaissent à leur entourage (école, famille, hôpital) comme non conformes, hors les normes de la société, peuvent-ils être entendus dans la singularité de leur souffrance ?   

À travers de multiples situations emblématiques – hyperactivité, haut potentiel, syndrome de Di George, adolescents « décrocheurs », bébé intersexué…–,  les  auteurs illustrent comment les prescriptions normatives, appuyées sur le présupposé d’une étiologie neuro-développementale, cérébrale ou génétique, négligent les investigations psychiques pour imposer des traitements médicaux, rééducatifs, voire chirurgicaux. Ils montrent que l’enfant, être en construction, ne peut être défini ou réduit à un trouble qui expliquerait toutes ses peurs, ses angoisses, ses conduites et soutiennent la voie d’une écoute nécessaire de leur parole.

 

Dans la collection

Le Carnet psy

Claire Metz, maître de conférences émérite habilitée à diriger des recherches à l’université de Strasbourg est psychologue clinicienne et psychanalyste.

Marie-Frédérique Bacqué est psychologue et psychanalyste, professeure de psychopathologie clinique à l’université de Strasbourg. Elle dirige le laboratoire SuLiSoM ou unité de recherche 3071.

 



Nouveau stage 2022 : Le geste dans le trouble développemental de la coordination (TDC), avec Roland Obéji

Le 28 mai 2021

Afin de répondre à la demande de formation des psychomotriciens, nous avons le plaisir de vous informer de l'ouverture d'une nouvelle formation pour 2022 :

Le geste dans le trouble développemental de la coordination (T.D.C.)

Keith Haring

 

Animé par Roland OBEJI, Psychomotricien D.E., il est proposé en une session de 3 jours : Du jeudi 21 au samedi 23 avril 2022



Les diagnostics de T.S.A., T.D.A.H. et T.O.C. vont-ils disparaître ?

Le 25 mai 2021

Lors de cet entretien, Jean-Baptiste Alexanian, psychiatre, nous explique comment faire évoluer les diagnostics de T.S.A., T.D.A.H. et  T.O.C.
Les psychomotriciens sont amenés à intervenir de plus en plus auprès d'enfants diagnostiqués T.S.A., T.D.A.H. ou encore H.P.I. Il est donc essentiel pour les patients, et les soins à leur apporter, d'appréhender la complexité de ces symptômes et se rapprocher d’une prise en charge multi-dimensionnelle

Cette vidéo fait écho à certaines de nos formations : 
Approche psychomotrice des troubles psychotiques et des T.S.A chez l’enfant : entre théories et clinique
L’apport du conte dans l’accompagnement thérapeutique de l’enfant et de l’adolescent
Médiations psychocorporelles dans la thérapie avec les adolescents
L'enfant troublé et son corps
 

 

Nous allons nous intéresser à une étude intéressante puisqu’elle fait partie d’un mouvement général de la psychiatrie. C’est un mouvement qui s’interroge sur la manière de classifier les diagnostics.

Nous pouvons nous poser la question suivante : est-ce vraiment une bonne idée de vouloir avoir des diagnostics sur une liste de symptômes en psychiatrie ? En sachant qu’un symptôme peut avoir un nombre de causes différentes et de fonctionnements différents. 
Nous allons nous intéresser aujourd’hui à un exemple assez classique dans le domaine c’est le T.S.A. : trouble du spectre autistique, T.D.A.H. : trouble du déficit attentionnel/hyperactivité et les T.O.C. : troubles obsessionnels compulsifs. Points communs et différences des troubles T.S.A, T.D.A.H et T.O.C Il y a énormément de symptômes et de fonctionnements communs dans ces 3 diagnostics différents.

Ce qui peut être problématique, c’est le chevauchement important en termes de symptômes. Aucun de ces 3 diagnostics n’a un symptôme spécifique à une pathologie, un trouble particulier. L’une de ces conséquences, c’est la possibilité de se retrouver avec des personnes qui ont ces 3 diagnostics. Quand on regarde les comorbidités des troubles fréquemment associés au trouble du spectre de l’autisme, les deux premiers sont le T.D.H. C’est logique puisque ce sont des choses qui se ressemblent tellement, sans symptômes spécifiques à chaque diagnostic.
 

Problèmes rencontrés lors d’un diagnostic

Plusieurs problèmes sont rencontrés lors d’un diagnostic de T.S.A, T.D.A.H et T.O.C. Premièrement, ce qui est souvent observé ce sont les chevauchements dans les symptômes et l’absence d’un symptôme en particulier pour chaque trouble.

Ensuite, à l’intérieur du diagnostic de T.S.A., du T.D.H. ou de celui du T.O.C., les personnes sont finalement très différentes entre elles alors qu’elles ont le même diagnostic. Il y a une hétérogénéité importante de ces personnes en recevant ce diagnostic.  On échoue vraiment à bien diagnostiquer, de façon solide et précise. Autre élément en faveur de ce problème, sur le plan génétique, nous rencontrons un chevauchement entre ces différents troubles et de nombreux gènes communs.
 

Faire évoluer notre façon de diagnostiquer

Cette étude essaye de démontrer qu’en prenant trois critères : la dimension symptomatique dimensionnelle, l’aspect de morphologie cérébrale et l’épaisseur du cortex, le cerveau, il n’y a pas d’homogénéité dans les personnes qui ont reçu le diagnostic. Les classifications actuelles échouent à identifier un groupe homogène. Cette étude montre également qu’il y a un aspect continu dans tel ou tel fonctionnement psychique et que cela évolue dans le temps. 

Ce que montre cet article, c’est ce problème à créer des critères diagnostics. Ils permettent de retrouver et de sélectionner des personnes qui ont les mêmes problèmes. Les symptômes ne sont pas l’expression la plus concrète des difficultés que rencontrent des personnes et sur la façon de bien définir un trouble.  Un symptôme donné ne correspond pas forcément à un processus, un comportement ou un mécanisme donné. Or ce qui est pathologique et handicapant, ce qui fait souffrance chez les gens qui reçoivent ce diagnostic, ce sont justement ces processus-là. Il faut les identifier et voir les choses plus dimensionnellement.

 

Prendre en compte l’approche dimensionnelle lors d’un diagnostic

Dans cette étude, il montre que dans les 3 diagnostics qu’on a cité : T.D.A.H, T.O.C et T.S.A. ont en commun des difficultés d’interactions sociales et des difficultés attentionnelles. Il s’agit alors d’une description plus pertinente que la liste des symptômes donnés. Ces études sont les bienvenues, elles permettent une approche dimensionnelle et donc une vision plus en accord avec les pratiques des psychiatres.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est de savoir ce qui n’est pas au point en termes de processus et de voir s’il est possible d’agir sur ces processus. Cela peut être de façon pharmacologique ou lors d’une approche psychotérapeutique. C’est important pour les psychiatres, c’est une pratique dimensionnelle et les classifications que l’on nous demande d’utiliser sont des classifications symptomatiques. Ces classifications ne sont pourtant pas sur des processus ni sur des mécanismes. Elles reposent vraiment sur l’aspect le plus superficiel des choses, en termes d’expression d’un trouble. 

 

Quel avenir pour la prise en charge des diagnostics de T.D.A.H., T.O.C. et T.S.A.

Les diagnostics de T.S.A., T.D.A.H. et T.O.C. ne vont pas disparaître mais il faut réfléchir au-delà de ces classifications.
Même si cela peut être bien d’avoir un nom de diagnostic car cela est rassurant et permet de s’identifier à quelque chose. Il faut tout de même s’intéresser aux processus qui sont handicapants et qui font souffrir les gens plutôt qu’aux diagnostics qui sont un regroupement de symptômes.

 



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