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Nouvelle Formation pour 2021 : " Elaboration clinique - Région Ouest : la rencontre en psychomotricité"

Le 12 juin 2020

Retrouvez notre nouvelle formation pour psychomotricien proposée en 2021 par l'équipe de S'pass Formation:
Elaboration clinique - Région Ouest - La rencontre en psychomotricité

 

Si la clinique psychomotrice engage un accueil singulier du symptôme, comment nommer, dire la rencontre, depuis la naissance d’une surface d’échange, réceptacle d’une demande, jusqu’à l’ouverture et au déploiement progressif d’un espace transitionnel ?

Quelle élaboration d’un cadre dit thérapeutique, dans une mise en tension de dispositions matérielles et psychiques, ouvrant vers une possible contenance et transformation des formes primaires de symbolisation, représentations sensibles du corps et de l’espace ?

Lors des différents temps de formation, nous proposerons aux cliniciens des temps d’échange autour de présentations de situations cliniques et d’analyse des effets de l’accompagnement sur leurs évolutions. Ce travail d’élaboration collective sera soutenu par une recherche de mise en sens, d’articulations théorico-cliniques.

 

Formatrices

  • Cécile RESCAN, Psychomotricienne D.E.
  • Claire JOUANOLLE, Ppsychomotricienne D.E.
 

Public : Psychomotriciens D.E. ayant une expérience professionnelle (limité à 10 participants)

 

Lieu :   RENNES (35) ou périphérie

 

Durée : 8 séances de 3 heures (24 h), de mars à décembre 2021

 

Dates : les samedis 20 mars, 17 avril, 29 mai, 19 juin, 11 septembre, 9 octobre, 6 novembre, 11 décembre 2021 de 9 h à 12 h

 

Consultez le détail de la formation La rencontre en psychomotricité



Crise sanitaire : comment soutenir un élan vital pour sortir de l'angoisse ? Un entretien avec Roland Gori (04:43)

Le 11 juin 2020

La crise sanitaire lié au Covid-19 et l’épisode de confinement que nous avons vécu, nous a laissé quelques traumatismes. Alors comment faire pour sortir de l’angoisse de cette pandémie en soutenant notre appétit ?

En tant que psychomotricien, nous devons repenser notre engagement professionnel et nous devons combiner avec le traumatisme que peut avoir vécu notre patientèle.

Roland Gori, psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique, nous livre un entretien en vidéo pour répondre à cette question difficile dans le contexte du Covid-19, avec quelques pistes de réflexion.

 

Public :  Professionnels

Auteur : Roland Gori

 

La question de savoir comment on peut soutenir un élan vital pour sortir de l’angoisse liée à la situation de pandémie et au confinement qu’elle requiert, c’est une question qui est extrêmement difficile.

L'élan vital, qu'est-ce que c'est ?

C’est ce que Freud appelle la libido. C’est quoi la libido ? C’est l’appétit. C’est-à-dire comment soutenir l’appétit des gens pour qu’ils sortent de l’état d’angoisse. Je dirais moins d’ailleurs un état d’angoisse qu’un état de sidération. Car nous avons vécu quelque chose qui peut s’apparenter à un traumatisme.

Traumatisme : la surprise au moment où survient la pandémie

Qu’est-ce que le traumatisme ? Ce n’est pas l’irruption simplement d’un événement physique ou social ou écologique, qui vient nous faire mal, nous blessé. Le traumatisme c’est la surprise dans laquelle nous nous trouvons au moment où surgit cet événement. La notion de traumatisme est inséparable de la notion d’état psychique dans lequel nous accueillons, nous traitons et nous pouvons résister à des événements indésirables qu’ils soient d’ordre psychosomatiques, sociaux ou écologiques. Donc nous avons été sidérés, avec une difficulté de penser et de parler. Et en rajoutant effectivement la prescription d’une distanciation sociale, nous avons été également dans l’impossibilité de partager avec les autres les effets sur notre psychisme et sur notre existence au quotidien de l’irruption de ce traumatisme avec des effets tout à fait comparable au stress post-traumatique. Effectivement avec des insomnies, des troubles physiques, de l’angoisse et bien d’autres symptômes de type anxieux, névrotiques.

Soutenir la possibilité de sortir de cet état de sidération

Soutenir l’appétit, c’est soutenir la possibilité de sortir de l’état de sidération pour pouvoir parler avec l’autre, pouvoir partager et pouvoir lui raconter la manière dont j’ai vécu les choses et la manière dont il les a lui-même vécu. Essayer de comprendre un peu ce qui nous est arrivé, jusqu’à manifester à la fois de la dépression, du désespoir ou de la colère.

Donc soutenir l’élan vital, cela veut dire soutenir l’appétit, soutenir le désir de liberté. La liberté c’est d’avoir la possibilité d’agir, or nous avons été dans l’impossibilité d’agir pendant le confinement. Il faut que nous puissions retrouver cette possibilité d’agir. Que nous puissions à la fois nous mouvoir, nous parler, nous sentir même si on ne se touche pas, nous regarder et nous écouter. Je crois que c’est essentiel et qu’il faut considérer que soutenir l’élan vital c’est tout simplement redonner les conditions d’éprouver de l’appétit pour le monde, pour soi-même, pour la vie et pour la démocratie.

 



A partir de quand un enfant est-il hyperactif ? Interview Pierre Delion pédopsychiatre

Le 11 juin 2020

A partir de quand un enfant est-il hyperactif ? Interview de Pierre Delion, pédopsychiatre et psychanalyste, professeur en pédopsychiatrie à la faculté de médecine de Lille. Il est spécialiste de l'autisme et des psychoses infantiles en général, il est également engagé depuis vingt-cinq ans dans la rénovation de la psychiatrie contemporaine.

 

 

L’instabilité psychomotrice

"Avant de parler d’hyperactivité, il est nécessaire de revenir à quelque chose que l’on appelait antérieurement l’instabilité psychomotrice.

Je crois qu’un enfant en mouvement c’est un enfant normal. Ça devient un enfant problématique à partir du moment où il est trop en mouvement pour le fonctionnement d’une vie sociale et scolaire satisfaisante. Et à ce moment-là c’est, soit les parents, soit les enseignants, qui vont venir dire que ça ne peut pas continuer comme cela. Les parents vont venir voir le pédopsychiatre et avoir des conseils, ou les enseignants vont dire aux parents « il faut faire quelque chose car je ne peux pas garder votre enfant dans mon école ainsi ».

 

Instabilité psychomotrice vs hyperactivité

Si j’insiste sur « instabilité psychomotrice » et « hyperactivité », c’est parce qu’aujourd’hui on retient le terme d’hyperactivité pour ceux qui vont être susceptible de bénéficier d’un traitement chimique. Et ça c’est quelque chose qui, à mon avis, restreint beaucoup le sujet. Alors que dans 9 cas sur 10 l’instabilité psychomotrice est le symptôme que l’enfant présente et pour lequel c’est justement important de ne pas prescrire d’emblée un traitement chimiothérapique. A ce moment là on voit bien qu’on ne peut pas se passer d’une consultation chez un pédopsychiatre. Le pédopsychiatre va pouvoir dire que dans ce cas-là, il pense qu’effectivement on ne doit pas prescrire un traitement mais on doit aider l’enfant à faire un certain nombre de choses du côté pédagogique et du côté éducatif ou psychothérapique. Et dans certain cas, les hyperactivités on va prescrire un traitement chimiothérapique ET un traitement psychothérapique.

 

Plusieurs symptômes liés à l’hyperactivité

Je crois que, dans tous les cas, c’est très intéressant de réfléchir sur le fait que ce diagnostic peut être apporté à partir du moment où on observe chez un enfant plusieurs type de signe dont certains sont en rapport avec l’hyperactivité mais aussi d’autres signes que l’on appelle les troubles de l’attention.  

Troubles de l’attention

Le fait que l’enfant se déplace beaucoup à fait penser un certain nombre de gens qu’en même temps cet enfant ne faisait pas attention à son environnement. Et notamment quand il est en situation scolaire, à ce qu’ai entrain de dire l’instituteur par exemple. Il n’en est rien ! Dans beaucoup de cas, ce n’est pas parce l’enfant est instable qu’il ne fait pas attention. Alors, il y a des enfants pour lesquels, il y a en même temps, une hyperactivité ou une instabilité, mais aussi des troubles de l’attention. Et dans ce cas c’est très intéressant de le savoir pour aider ces enfants à pouvoir travailler sur cette question.

Impulsivité

Et il y a un troisième type de symptôme qui est présenté par ces enfants qu’on appelle l’impulsivité. C’est-à-dire la difficulté de l’enfant à pouvoir retenir ce qui lui vient tout de suite à l’esprit quand on lui pose une question ou qu’on lui demande de faire quelque chose, et qui va immédiatement, avant même réfléchir, déclencher la stratégie pour répondre à ce qu’on est entrain de lui demander.

Et on voit bien dans la vie sociale de tous les jours, que ces enfants sont ceux qui vont répondre tout de suite à la question du maître ou de la maîtresse, sans lever le doigt et sans se soucier des autres.

 

Des signes d’une souffrance psychique ?

Donc ces trois types de signes, hyperactivité, troubles de l’attention et impulsivité, sont ceux qui définissent l’hyperactivité aujourd’hui dans sa version chimiothérapique. Et je crois que c’est important de bien resituer ça dans le cadre plus général de l’instabilité psychomotrice, parce que ça nous amène à penser que ces signes peuvent être des signes non pas d’une maladie qui serait l’hyperactivité susceptible d’être traité par chimie, mais sont des signes d’une souffrance psychique des enfants pour lesquels dans un certain nombre de cas la question est d’essayer de comprendre pourquoi ils ont ces signes.

Et dans la plupart des cas d’instabilité psychomotrice, ce sont des enfants qui, dans leur milieu familial, ce sont développés sans que les parents puissent poser des limites, à des moments stratégies ou structurants, au développement de la toute-puissance infantile. Et on sait bien que ces différents symptômes sont finalement des réponses d’enfants qui ont été habitué à être tout-puissant et qui continuent de l’être. Comme si au fond, les autres avaient moins d’importance, que dans le cas où les parents ont fait respecter des limitations progressives de la toute-puissance infantile. Donc on voit bien que les approches pour ces enfants-là, vont être des approches éducatives par le soutien des parents à assumer la fonction limitante qu’ils doivent avoir dans le développement de leur enfant.

Traitement psychothérapique

Dans certains cas, ces difficultés éducatives peuvent être corrélées avec des souffrances psychiques profondes des enfants. Et pour lesquelles, le traitement chimique n’aura pas d’utilité, le traitement éducatif ne sera pas suffisant, et il faut entreprendre un traitement plus psychothérapique. Il va permettre à ces enfants de pouvoir évoquer des fragments de leur histoire dans lesquels un certain nombre de choses se sont produites, et qui peuvent expliquer ce qui arrive aujourd’hui sous la forme de ce symptôme.

Comme d’habitude, ces symptômes doivent être resitués dans une histoire infantile, dans l’histoire de cet enfant et dans l’histoire de cette famille-là. Et le travail psychothérapique sera cette surface qu’on propose pour travailler ces questions, d’une façon qui ne soit jamais réductible à une seule cause qui produit un seul effet. Mais à beaucoup de facteurs qui peuvent influencer le devenir d’un enfant et lui donner l’occasion, par cette souffrance psychique, d’exprimer quelque chose qu’il ne pourrait pas exprimer autrement, notamment pas par des paroles. La psychothérapie est à ce moment-là, vraiment l’occasion de redonner la parole à l’enfant pour qu’il se saisisse à nouveau de son histoire et qu’il en fasse quelque chose dans son rapport avec les autres, sa famille mais aussi sa classe."



"Être « psy » au temps du confinement familial" Article de Daniel Coum, psychologue, psychanalyste

Le 05 juin 2020

Être « psy » au temps du confinement familial - Daniel Coum

Nous faisons aujourd’hui, à grand frais, l’expérience de nos fragilités. Le monde dans lequel nous vivons, pour l’avoir conçu et y avoir placé nos enfants, bute sur un virus, révélateur de notre vulnérabilité de structure.

http://www.appeldesappels.org/tam-tam/etre-psy-au-temps-du-confinement-familial-daniel-coum-2019.htm

 



Le toucher en temps de Covid-19

Le 01 juin 2020

Le toucher en temps de Covid-19



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