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Le gouvernement veut supprimer l'obligation annuelle de dpc pour les professionnels de santé

Le 26 avril 2015

Le Gouvernement veut supprimer l’obligation annuelle de DPC pour les professionnels de santé Publié le  31 mars 2015

Le Gouvernement a déposé un amendement au projet de loi de Santé, examiné en séance publique à compter de ce 31 mars, qui modifie largement les règles du développement professionnel continu (DPC). Chacun devra désormais rendre compte tous les trois ans de son engagement dans une démarche de DPC.

Le Gouvernement entend revoir largement le dispositif du développement professionnel continu (DPC). Ce 27 mars, il a en effet déposé, parmi d’autres (lire ci-contre), l’amendement n°2373 qui modifie en profondeur l’article 28 du projet de loi de Santé consacré à la formation des professionnels de santé. Pour mémoire, une concertation a été engagée ces dernières semaines avec les représentants des médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, etc. pour revoir les règles du DPC souvent critiquées.

À l’avenir, les professionnels de santé ne seront plus obligés de suivre un programme de DPC par an comme aujourd’hui. On passerait en effet d’une obligation annuelle à triennale. Chaque professionnel devra ainsi rendre compte tous les trois ans, portfolio à l’appui, de son engagement dans une démarche de DPC comportant « des actions de formation continue, d’analyse, d’évaluation et d’amélioration de ses pratiques et de gestion des risques ». Ces actions pourront être réalisées soit distinctement soit couplées au sein de programmes dit intégrés. L’amendement précise que « l’engagement dans une démarche d’accréditation vaut engagement dans une démarche de développement professionnel continu ».Les orientations prioritaires de DPC seront définies par arrêté.

Un arrêté devra définir les orientations pluriannuelles prioritaires de DPC. Celles-ci comporteront : des orientations définies par profession ou par spécialité sur la base des propositions des conseils nationaux professionnels (CNP) ou, en l’absence de CNP, des représentants de la profession ou de la spécialité ; des orientations s’inscrivant dans le cadre de la politique nationale de santé ; des orientations issues du dialogue conventionnel. L’ensemble des actions retracées dans un portfolio.

Pour chaque profession ou spécialité, les CNP proposeront un parcours pluriannuel de DPC. Chaque professionnel sélectionnera les actions auxquelles il s’inscrira. Pour les salariés, ce choix s’effectuera en lien avec l’employeur. L’ensemble des actions réalisées par chacun seront retracées dans un document dont le contenu et les modalités d’utilisation sont définis par le CNP compétent au titre de son métier ou de sa spécialité.

« Les conseils nationaux professionnels retiennent, notamment sur la base des méthodes élaborées par la Haute Autorité de santé, celles qui leur paraissent les plus adaptées pour la mise en œuvre du développement professionnel continu », précise le Gouvernement. Quant à l’université, elle doit participer « par son expertise pédagogique dans le domaine de la formation initiale et continue des professionnels de santé à la dimension scientifique du développement professionnel continu ».

Les missions des conseils nationaux professionnels seront fixées par décret.

L’amendement stipule : « Les conseils nationaux professionnels regroupent pour chaque profession de santé ou, le cas échéant, chaque spécialité, les sociétés savantes et les organismes professionnels. Leurs missions ainsi que les principes généraux relatifs à leur composition et leur fonctionnement sont fixés par décret. Ils font l’objet d’une convention conclue entre les différents conseils ou l’organisme fédérateur créé à leur initiative, et l’État. » Une nouvelle agence voit le jour

Le Gouvernement veut par ailleurs confier le pilotage du DPC à une nouvelle agence : l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC). Elle aura en effet la charge de piloter le dispositif du DPC pour l’ensemble des professionnels de santé, quels que soient leurs statuts ou conditions d’exercice. Un décret en Conseil d’État fixera les missions et instances de cette nouvelle structure. Un décret devra aussi définir les modalités selon lesquelles « les organismes ou structures peuvent présenter des actions ou programmes ». Ces actions ou programmes devront faire l’objet d’une évaluation avant d’être mis à la disposition des professionnels de santé. Des sanctions à caractère financier ou administratif pourront être prises en cas de manquements constatés dans la mise en œuvre des actions et programmes. Toutes ces nouvelles mesures doivent entrer en vigueur au 1er janvier 2016.

Source : Hospimédia

 

 

 

 



Société agitée, enfant agité ?

Le 06 avril 2015

Société agitée, enfant agité ?

  • Bernard Golse, pédopsychiatre
Ajoutée le 12 janv. 2015

Un entretien (04:41) avec Bernard Golse, pédiatre, pédopsychiatre et psychanalyste, réalisée lors du 7e congrès européen de l’AEPEA "Corps à corps. Souffrances du corps et travail psychique chez le bébé, l’enfant, l’adolescent, la famille et les soignants" tenu à Bruxelles en mai 2014.

 
 

https://corpspsychomotricite.wordpress.com/2015/02/16/societe-agite-enfant-agite/



La formation plonge à cause des réformes

Le 02 avril 2015



Les nouvelles maladies infantiles

Le 28 mars 2015

Article de Yann Diener, auteur du livre On agite un enfant, (l'état, les psychothérapeutes et les psychotropes),  dans Charlie Hebdo du 11 mars 2015



FORMATION CONTINUE EN TRAVAIL SOCIAL: ALERTE ROUGE

Le 24 février 2015

De la part de Joseph Rouzel à diffuser largement

FORMATION CONTINUE EN TRAVAIL SOCIAL: ALERTE ROUGE 
Les salaries spoliés, les centres de formation menacés de fermeture

Nous, professionnels du secteur social, medico-social et sanitaire, sommes en total désaccord avec la loi sur la formation continue qui vient de sortir. Il est clair qu’il s’agit d’une veritable amputation de nos droit à nous former tout au long de la vie. Les budgets prélevés sur la masse salariale vont être détournés pour servir de “variable d’ajustement” financière aux établissements. Nous ne comprenons pas pourquoi les salariés paieraient les pots cassés des erreurs de gestion de directions fourvoyées depuis des lustres dans des modes de management completement inappropriés au secteur. Une autre partie de ces budgets de formation sera ponctionnée par l’Etat pour alimenter des stages de formation, notamment pour les plus jeunes, stages dont nous constatons depuis plus de 30 ans l’inefficatité. Là encore l’argent des salariés va servir à faire baisser artificiellement le chômage de masse. Alors que la seule question à laquelle devraient s’atteler les responsables politiques c’est la création d’emplois.

Les conséquences dramatiques que nous entrevoyons de cette dégradation d’un droit acquis de haute lutte par nos aînés touchent également les OPCA et les centres de formation. Des plans sociaux sont dans l’air! Créer du chômage pour lutter contre le chômage n’est pas un mince paradoxe!

Les travailleurs du secteur social, medico-social, sanitaire ne demandent pas des formations avec diplômes supplémentaires ou d’être abreuvés par des savoirs accumulés dont ils ne savent que faire, mais des lieux d’élaboration de leur pratique, une pratique épuisante psychiquement, qui réclame un ajustement permanent. Il y a une nécessité en formation continue de développer l’autonomie professionnelle au regard de la place centrale de l'usager dans les missions de plus en plus complexes qui sont confiées aux établissements. Ces missions impliquent un processus continu de formation pour développer des compétences et une posture éthique, respectueuse de la personne que nous accompagnons. L’engagement au quotidien dans une relation exigeante est source d'usure et de dérives lorsqu'elle n'est pas élaborée dans ce qu'elle induit chez le professionnel. Notre outil de travail c’est nous-même, encore faut-il pouvoir l’entretenir !

C’est pourquoi nous soutenons les centres de formation inscrits dans une démarche clinique, associant théorie et pratique, la seule qui permette de travailler sereinement auprès de populations de plus en plus démunies sur le plan social et psychique, dans le contexte d’injustice criante de nos société modernes, prétendument évoluées.  

Nous demandons en conséquence:
- dans un premier temps un moratoire pour permettre aux salariés et aux centres de formation de se retourner;
- à long terme l’abrogation de cette loi inique élaborée sans concertation ni des salariés du secteur ni des professionnels de la formation.

Signez la pétition: https://secure.avaaz.org/fr/petition/M_Rebsamen_FORMATION_CONTINUE_EN_TRAVAIL_SOCIAL_ALERTE_ROUGE/?tReUxdb

Comité de soutien à la pétition
rezotravailsocial@gmail.com

Pour écrire au ministre M. Rebsamen et lui faire parvenir votre mécontentement, merci d’adresser votre courrier, par la Poste, à l’adresse suivante :

Monsieur le ministre du Travail, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
127, rue de Grenelle
75007 PARIS 07



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